jeudi 30 septembre 2010

Coincoins de tous les pays, unissez-vous !

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ça se passerait presque de commentaire tellement c'est beau.

Mais d'un autre côté, ça me donne presque l'impression qu'Alan Moore avait raison, que tout ce qu'il avait dit était vrai. Oui, je parle bien du Alan Moore. Celui de From Hell, Watchmen et de V for Vendetta (toujours disponible dans une excellente traduction, d'ailleurs*) (je parle des bouquins, bien entendu, pas des films qui par une étrange coïncidence en partagent les titres). Oh, je sais que certains d'entre vous connaissent déjà cet hallucinant chef d'œuvre. Mais pour les autres, je crois qu'il faut que les gens sachent. Les gens ont le droit de savoir.




Oui, je sais. Arrêter la drogue. C'est dans mes bonnes résolutions de l'année prochaine.



*Notons au passage que le deuxième tome de ses Wildcats est en vente, aussi avec une excellente traduction.

mercredi 29 septembre 2010

Crrrrrouzadesses !

Bon, depuis le temps qu'on en parle, il arrive, ce tome 2 de Crusades, par mézigue, Izu et Zhang Xiaoyu.

Du coup, rien que pour vos yeux ébahis et sous un tonnerre d'applaudissements, voici l'avant-première de l'album.

Pour le reste, ce sera à partir du 13 octobre dans toutes les bonnes librairies.

Pax vobiscum.

lundi 27 septembre 2010

Déficit d'image

Ce sont souvent les petits détails qui font le plus de dégats. Vous pouvez mettre bout à bout tous les spin doctors du monde, présenter hyper bien et tout, vous êtes à la merci du petit truc foireux, genre un lapsus entre inflation et fellation, par exemple. Ça peut faire très mal (bon, personnellement je préfère un baril de fellation à deux barils d'inflation. et je crois que le capitaine Barril dit pareil, et il s'y connaît, il en a avalé, des couleuvres). Bref.

L'image, donc, ça tient à peu de choses. Surtout de nos jours où la méthode pour faire de la politique est basée très largement sur la maîtrise de l'image.

Or, ce matin même, j'ai été témoin de la façon dont certains fonctionnaires assermentés, garants du respect de la loi, torpillent leur image sans même y faire attention. Alors ne nous méprenons pas. Je n'ai rien contre la Police de mon pays. Les policiers, c'est comme les Arabes ou les garagistes, il y en a des très bien. D'ailleurs, j'ai de très bons amis policiers, c'est dire. Et il m'est même arrivé de croiser un garagiste scrupuleusement honnête (le malheureux a été obligé de s'exiler à l'étranger, du coup). Bref. J'étais dans la rue. Il y avait un camion de travaux qui bloquait le trottoir, des travaux d'ailleurs destinés à rénover les locaux d'une administration départementale. Le camion bloquait le trottoir, mais il n'avait pas le choix. Pour faire fonctionner son bras mécanique, c'était ça, ou carrément bloquer la circulation (sur un axe sensible dont tout blocage génère dans les dix minutes un embouteillage sur trois kilomètres).

Arrive une voiture de la police municipale, qui se range devant le camion (bloquant elle aussi le trottoir, d'ailleurs) pour juger des raisons de ce dérangement, sans doute, et vérifier que toutes les autorisations requises avaient été demandées, j'imagine. Jusque là, pas de problème. Ces vaillants défenseurs de la loi et de l'ordre étaient dans leur rôle. Et par ailleurs, la conformation des lieux leur interdisait à eux aussi de se garer correctement.

Et donc, les trois occupants de la voiture en sont descendus. Et tous l'on fait en rajustant ostensiblement leur tonfa à la ceinture. C'est tout con, mais par ce seul geste pas très utile, ces deux hommes et cette femme en uniforme venaient de se montrer extrêmement agressifs. Je comprends tout à fait qu'il soit très difficile de s'assoir dans une petite voiture avec un de ces machins à la ceinture. Je comprends aussi que par principe, ces fonctionnaires municipaux soient tenus d'être équipés quand ils interviennent, quelle que soit la dangerosité supposée de l'intervention, parce qu'on ne sait jamais. Mais l'ensemble parfait avec lequel ils ont accompli le geste avait un côté extrêmement dérangeant, surtout alors qu'il s'agissait de contrôler des autorisations sur un chantier qui dure depuis des mois.

La notion de police de proximité, de police accessible, c'est là qu'elle achoppe : un type a l'air pas commode qui s'approche de moi en rajustant une arme à sa ceinture, il est dores et déjà en train de souligner le fait qu'il est armé. Et par principe, par réflexe, je me mets sur la défensive.

C'est peut-être un détail, mais c'est sur ce genre de détails que se perdent des batailles, d'image ou autres.

dimanche 26 septembre 2010

Revenons aux fondamentaux



Sur internet, ça bruisse de la bande annonce du Pokemon Apokelipse, qui est en effet extrêmement bien faite. Mais dans le genre, j'ai une grande affection pour la bande annonce de cette suite pirate à Goldorak, imaginée par des italiens. Elle est pas jeune, mais elle donne carrément envie aussi.

samedi 25 septembre 2010

La porte !

Au fait, j'ai oublié de vous signaler la date officielle de sortie de Crusades, Tome 2 : La porte d'Hermès, par moi-même, Izu et Zhang Xiaoyu, chez les Humanoïdes Associés.

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Ce sera le 13 octobre, en hommage à l'arrestation des Templiers et aussi pour fêter le quarantième anniversaire de l'indépendance des Îles Fidji. (vous ne saviez pas, hein, que l'indépendance des îles Fidji tombait le jour anniversaire de l'arrestation des Templiers. Une coïncidence troublante, vous ne trouvez pas ?)

vendredi 24 septembre 2010

Pour cent Baals, t'as plus rien

Me demandez même pas pourquoi j'ai remis le nez dans mes notes concernant Baal. Enfin si, il y a des raisons, mais lointaines, ça fera pas un bouquin dans l'immédiat. Ce sont des notes structurantes comme j'en accumule des kilomètres sans que ça serve à grand-chose. Sauf que parfois, ça sert. J'exhume un truc noté il y a dix ou quinze ans, et ça devient un détail dans un scénar, voire un personnage, un titre, n'importe quoi d'autre.

Il se trouve donc que j'ai des notes aussi sur Baal. Un peu en vrac. Pas trop utilisables en l'état. Alors j'ai pris deux minutes pour y remettre un peu d'ordre avant de me remettre au boulot, parce que c'est pas tout ça, mais avec la rentrée, ça s'accumule. Il y a de grosses traductions à faire. Il y a le tome 3 de Crusades à écrire. Il y a des projets en cours.



Mais c'est intéressant, Baal. Déjà parce que, déformés par la Bible, on a tendance justement à parler de Baal comme s'il y avait UN Baal. En fait il y en a plein. Baal (ou Bel) c'est un mot qui tout connement veut dire Seigneur. Donc à peu près tous les dieux imaginables du Proche-Orient sont Baal quelque chose. Du coup, en Canaan, il y avait des gens pour appeler Yahweh "Baalyah", ce qui agaçait sérieusement les prophètes hébreux, qui ont décidé finalement que ce n'était pas le même, et que Bélial n'était qu'un dieu païen tentant d'imiter Dieu. Mais sinon il y en avait plein. Baal Melkart, qui est le même que Marduk Bel de Babylone. Baal Hamon, sans lien de parenté connu avec Benoit Hamon. Baal Bek, le Baal Solaire, dieu tutélaire de la ville du même nom. Baal Peor, qui devenu Belphégor par le filtre des traductions médiévales, est devenu par la force des choses démon tutélaire des adaptations foireuses de séries culte. Baal Zebub, qui mal traduit aussi a donné Belzébuth. Des tas. Moins connu était le Baal psychopompe royal, celui qui amenait dans l'autre monde les grands guerriers morts néanmoins dans leur lit. Celui-là, c'était le Baal Trajikacolom-Bey.

Hum.

Bon, mieux vaut que je me remette à ma traduction de Spawn, moi, parce que c'est pas tout ça, mais le boulot se fait pas tout seul. Je vais me foutre en retard comme un gros Baal Tringue, sinon.

samedi 18 septembre 2010

Un bon dessin vaut mieux qu'un long discours, c'est pour ça que Moebius est mieux que Castro

Ça faisait quelques temps que je ne vous avais pas balancé une bonne vieille affiche de propagande des familles. C'est ballot, parce que la note de jeudi dernier s'y serait pas mal prêté. Mais d'un autre côté, ça fait longtemps que les affichistes de propagande ont lâché l'affaire avec l'armée française. Faut croire qu'ils trouvaient le cas désespéré. C'est pas chez nous qu'on tapisserait les murs avec des trucs comme ça :

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C'est dommage, je trouve. Ça a quand même plus de gueule que des pubs pour des yaourts aux machintrucs actifs mescouilles magiques ou pour des Audi pour beaufs qui regardent trop de productions Besson. On n'a pas d'affichistes comme ça. C'est le règne de la nana toshopée et du pack shot en gros plan, du vu à la tv et de la promo en pourcentage. Merde, revenons-en aux saines valeurs du brave soldat du peuple qui, le couteau entre les dents, protège la patrie de son front altier et de son fusil de modèle réglementaire face aux horde fascistes du grand capital impérialiste encravaté.

jeudi 16 septembre 2010

Sang impur, sillons et autres étendards sanglants

Il ne faut pas sa voiler la face. D'ailleurs, c'est désormais interdit. Mais la situation est grave. Au train où vont les choses, dans trois semaines tout au plus, si l'on en juge par la rhétorique de ce qui nous tient actuellement lieu d'élites, nous serons en guerre contre le Luxembourg. Ce conflit répondra à un double objectif : détourner l'attention de la biographie de Carla Bruni qui sort ces temps-ci et permettre à Eric Woerth de commander un peloton de parachutistes ce qui lui permettra de passer pour un héros et le rendra intouchable pour plusieurs décennies, l'affaire Bettencourt devenant alors, par la force des choses, Secret Défense. Accessoirement, une bombe bien placée pourrait aussi détruire les archives de Clearstream et ce serait toujours ça de gagné.

Avec ses 43 véhicules de transports de troupe (dont au moins 24 blindés), le Luxembourg est tout à fait en mesure de se lancer dans des opérations de guerre éclair contre lesquelles l'histoire a prouvé que la France était tragiquement démunie. D'autant que l'actuel Ministre de la Défense est centriste. Rien que pour acheminer le porte-avions Charles de Gaulle sur le théâtre des opérations, il faudra abattre 174 ponts sur la Meuse et élargir le fleuve en 14 endroits à l'aide de tractopelles fournis par le groupe Bouygues. Compte tenu des réparations en cours, l'arrivée du Charles de Gaulle est prévue aux frontières du Luxembourg 14 mois après le début des hostilités. Le contrat de délégation de service prévoit que les travaux de terrassement seront payés d'avance et non remboursables en cas de non utilisation, comme les vaccins anti-grippe A de l'année passée.

L'équipement de nos vaillantes troupes sera confié au groupe Lagardère. Suite aux économies d'échelle demandées par l'actionnariat, l'acheminement de cet équipement fera l'objet d'un appel d'offre entre deux filiales logistiques du groupe, Hachette Livre et Prestalis. Nos soldats seront invités à retirer leurs boites de munitions dans les Relay les plus proches de leur lieu d'affectation, pour peu qu'aucune erreur d'étiquetage n'ait contrarié la diffusion.

Il va de soi que, pendant la durée du conflit, l'état d'urgence sera proclamé et la liberté de la presse suspendue, pour éviter que nos vaillantes troupes ne soient démoralisées par de fielleuses insinuations propageant le défaitisme droitdelhommiste, selon lesquelles les colliers d'oreilles portés par Xavier Bertrand et Frédéric Lefebvre pendant les conférences de presse proviendraient de Roms auxquels les appendices auraient été achetés 300 euros la douzaine.

Il va de soi que la défaite est inéluctable et que durant l'occupation qui s'ensuivra, le gouvernement se réfugiera chez le dernier régime ami qui nous restera, l'Italie berlusconnienne.

Par précaution, commencez à stocker du sucre, de l'essence et du saucisson sec. Pour les bananes, on se demande comment il se fait que nous n'en soyons pas déjà le premier exportateur mondial.

mercredi 15 septembre 2010

En ces temps de morosité

Je suis un peu le nez dans le guidon au niveau boulot, en ce moment. Ben oui, avec la rentrée, il faut s'y remettre. C'est pas comme si j'avais chômé tout l'été, mais là, c'est pire. De la traduction, bien sûr, mais aussi des albums à écrire (tenez, à ce propos, Crusades tome 2 sort dans pile un mois).

Et du coup j'ai un peu plus de mal à suivre l'actualité. Faut dire que l'actu donne pas forcément envie, en ce moment. Ou donne des envies curieuses. Tenez, moi, par exemple, l'actu m'a donné envie de réécouter du Gogol Premier, Dieu sait pourquoi. Ou Maître sait pourquoi. Ou ni l'un ni l'autre d'ailleurs, quand on y réfléchit.




Je ne sais pas pourquoi, mais je le trouve quasi prophétique, l'animal. C'est peut-être d'ailleurs pour ça qu'on ne le trouve pas sur l'Itune Music Store, ni sur Amazon (j'ai été vérifier, figurez-vous). C'est couillon, parce que j'aimerais bien remettre la main sur sa chanson Adolf mon amour (je crois que c'était le titre), qui me faisait bien marrer aussi.

dimanche 12 septembre 2010

Miscellanées cinéphiliques

Cette histoire de Goldfinger dont je vous entretenais dernièrement m'a donné envie de me refaire une petite cure de Bond. De toute façon, ça ne fait jamais de mal. Et donc, en quelques jours, ce sont plusieurs opus (opi ?) que je me suis mis dans les mirettes.

On ne vit que deux fois a toujours été parmi mes préférés. Belle bande-son, beau Blofeld (Donald Pleasance, souvent imité, jamais égalé), démesure complète, combat de sumo et attaque géante de ninjas dans un volcan, à une époque qui précède largement la mode des ninjas. Je vénère ce film, trébuchant toujours sur le fil du naouaque sans jamais totalement tomber dedans.

J'ai enchaîné avec
Quantum of Solace, que je n'avais pas encore vu.

Bon, on m'avait dit pis que pendre de
Quantum of Solace, et en fait, c'est un assez honnête remake de Permis de Tuer. C'est assez curieux, cependant. Autant, Casino Royale, c'était un Bond, pas de souci. Un Bond remanié, un Year One de Bond post Crisis* intégrant l'air du temps cinéphilique, mais un Bond sans erreur possible.

Alors pourquoi ai-je eu l'impression de regarder un
Jason Bourne, là ?

Beaucoup de poursuites montées avec des effets à la con, qui sont effectivement de la ressucée malhabile de Greengrass sur Bourne, mais par ailleurs, un bon développement des rapports entre M (Judy Dench, toujours impeccable) et 007. Je suis moins emballé que par
Casino Royale, mais ça reste tout à fait convenable. Le défaut, de fait, c'est que ça vient après les Bourne et MI3, et ça se met dans la roue, sans dépasser les modèles, ça perd en spécificité bondienne, du coup. Le Leiter "post crisis" est très bien, et "Quantum", le Spectre post Crisis a du potentiel. Ça reste quand même curieux, ce reboot de la franchise. Je suis dubitatif, du coup. Et vu que la suite a été interrompue en cours de route, je sais pas comment ça aurait évolué

Après le Bond post crisis, du coup, je me suis dit que bon, autant se faire dans la foulée ce qui aurait dû être le
Dark Knight** de Bond : Jamais plus Jamais. Je crois que pour résumer, on n'était pas à une Connery près. Ce Bond vieillissant qui reprend du service, ça aurait pu être un film crépusculaire et génial. à l'arrivée, c'est un remake friqué d'Opération Tonnerre. C'est sympa, il y a plein de belles choses, mais bon, ça aurait pu être tellement mieux.

Il me fallait un retour aux sources, du coup. Ce fut
Docteur No. Je ne l'avais pas revu depuis bien quinze ou vingt ans. Ce qui est marrant, c'est que les éléments de la mythologie de Bond ne sont pas encore décantés : pas de prégénérique, pas de gadgets, et même la démesure (la base de No) est traitée petit budget, avec des bizarreries de rythme. Et du coup, le méchant est nettement sous-traité, à un degré presque George Lucasien (c'est un truc qui m'avait déjà frappé, le fait que No soit si peu présent dans le film, au contraire d'un Goldfinger, par exemple). C'est là qu'on sent qu'il a fallu quand même trois films à la série pour trouver ses marques. Mais gros plaisir quand même de le revoir dans une copie remastérisée après des années de vieilles VHS.

Après tout ça, et une semaine un peu monomaniaque, du coup, je me suis revu
Minuit dans le Jardin du Bien et du Mal, de Clint Eastwood, avec Kevin Spacey, John Cusack et Allison Eastwood (la fille de) (ça doit faire peur de la draguer, elle : elle est grave mimi, mais je soupçonne le papa d'être capable des pire trucs si les prétendants ne lui conviennent pas, Harry Callahan style).

C'est un film que j’avais toujours pris en cours de route et par morceaux lors de ses passages télé, et dont j’avais donc une vision fragmentaire et elliptique. Mais un film fascinant, aussi. Parce que c’est un hyper bouzino concept : c’est Clint Eastwood qui fait un Chabrol, sans déconner. C’est un petit merdeux de journaleux New Yorkais (Cusack) qui gratte la croûte des vilains petits secrets de la vieille bourgeoisie d’un patelin du Sud. Et on est dans la turpitude crapoteuse. Et il y a un perso de vieux travelo black sur le retour (le film étant plus ou moins adapté d’une histoire vraie, il est d'ailleurs dans son propre rôle), mais avec une classe et une présence absolument incroyables, très très impressionnant. Avec tous les clichés du gros Sud réac qui tache, mais un point de vue étrange, aussi, presque Lynchien, parfois, mais en plus détaché, plus froid, moins cauchemardesque, presque documentaire.

J’aime vraiment ce film, sans trop savoir quoi en penser. Très classique dans la forme, il a néanmoins un côté un peu ovni.



* Les fans de comics comprennent bien évidemment exactement ce que je veux dire avec la notion de "post crisis". Les autres, bien entendu, n'y comprendront goutte. Je leur recommande donc d'aller voir par . Ils ne comprendront pas plus, mais au moins, ils se feront un peu leur culture au passage.

** Quand je parle de Dark Knight, il ne s'agit bien entendu pas du film de Nolan (excellent au demeurant), mais de la BD Dark Knight Returns de Frank Miller, qui présente un Batman vieillissant se radicalisant pour un baroud d'honneur. Trois générations de fans de comics espèrent que ce sera adapté au cinéma avant la mort de Clint Eastwood, le seul homme au monde qui puisse porter la défroque de ce Dark Knight là. Puisqu'on y est, tiens, l'acteur américain Adam West fut pressenti pour interpréter Bond avant que Connery ne signe pour son sixième film (Les Diamants sont Eternels). À l'époque, West jouait Batman à la télévision américaine, mais Dana Broccoli, épouse de Cubby, se souvenait qu'il avait été « envisagé ». Comme de son côté, Clint avait été pressenti pour faire Pile-ou-Face dans la série Batman, on peut imaginer un univers parallèle assez vertigineux.

mardi 7 septembre 2010

Tout cela est bel et Bond, mais...

Tout était parti de rien, ou en tout cas de pas grand-chose. Discussion avec des potes, l'un deux qui évoque des catastrophes à répétition dans son environnement professionnel, et moi qui pioche à la volée et de mémoire une citation dans James Bond, le célèbre "Une fois c'est un accident, deux fois une coïncidence, trois fois une action ennemie". Question du pote, "ça sort d'où ?", et là, le blanc.

Duquel James Bond ça sortait, tiens ?

Je vérifie, et c'était dans Goldfinger, et c'était d'ailleurs de Goldfinger lui-même. Et en vérifiant, je tombe sur ce scoop (bon, d'accord, un scoop un peu usagé, c'était déjà de notoriété à l'époque, semble-t-il, mais moi, en tout cas, j'étais pas au courant) : Gert Froebe, qui jouait le malfaisant Goldfinger dans le film, était un ancien nazi. Alors oui, on savait qu'il jouait très bien les méchants et les nazis, voire même les méchants nazis, mais je fus sidéré de voir à quel point ce n'était pas un rôle de composition. Bref. De toute façon, il y a des tas d'anciens nazis partout*. Il y en a presque autant que des anciens maos**. Je connais même des papes anciens nazis, c'est dire. Et puis Gert Froebe est mort et enterré, on va dire qu'il y a prescription.

Du coup, en bossant, je me fais un mix de bandes-son de James Bond, pour changer. Du Shirley Bassey à fond les ballons, ça fait jamais de mal, après tout. Et tiens, justement, dans ma compile de Bonderies***, il y a la chanson de Goldfinger. Et là, chboum dans la tête...

Mais revoyons l'action au ralenti...



Pardon. Mais revoyons les paroles de la chanson...

Goldfinger
He's the man, the man with the Midas touch
A spider's touch
Such a cold finger
Beckons you to enter his web of sin
But don't go in

Golden words he will pour in your ear
But his lies can't disguise what you fear
For a golden girl knows when he's kissed her
It's the kiss of death ...

From Mister Goldfinger
Pretty girl, beware of his heart of gold
This heart is cold

Golden words he will pour in your ear
But his lies can't disguise what you fear
For a golden girl knows when he's kissed her
It's the kiss of death ...

From Mister Goldfinger
Pretty girl, beware of his heart of gold
This heart is cold
He loves only gold
Only gold
He loves gold
He loves only gold
Only gold
He loves gold


Je me dis, "Goldfinger", ça fait quand même un poil juif, comme nom. Et là, ça plus l'amour de l'or plus l'image de l'araignée façon affiche de propagande des années 30-40, plus en prime un ancien nazi jouant un perso assez incroyablement caricatural, et là, ça fait beaucoup****.

C'est vraiment antisémite, ou c'est moi qui suis antisémite d'y voir de l'antisémitisme ?

La question me taraude.





* Et en plus, Gert Froebe avait beau être un nazi, il a quand même sauvé des Juifs pendant la guerre. Ça complique encore plus le truc.

** à tel point que le scénariste de Docteur No et de Bons Baisers de Russie était en fait un communiste surveillé par le MI5, moi aussi je trouve ça vertigineux

***Pour l'anecdote, ma playlist Bond contient aussi des pastichez et hommages comme le Millenium de Robbie Williams, et surtout le Blackfinger de Vladimir Cosma, belle Bonderie qui rendait mémorable une scène du Retour du Grand Blond

**** Promis, j'arrête les astérisques avec renvoi en bas de post*****.

*****d'ailleurs, j'arrête demain.

samedi 4 septembre 2010

What's in a book

Comme le fait d'expliquer que oui, je suis perdu pour la cause, je me suis fait deux tartines de Fluff ce matin, et que par ailleurs, j'ai tenté de préparer des panisses ce midi (et qu'il faut encore que j'affine ma méthodologie) n'a aucune espèce d'intérêt intrinsèque, je vais plutôt vous parler des ce qui me permet de repaître mon esprit plutôt que ma panse : les bouquins que je lis en ce moment.

Déjà, je suis en plein dans le deuxième tome de l'imposante intégrale du Trône de Fer, de George R. R. Martin (le mec s'appelle G.R.R. et il écrit de la fantasy et il voudrait qu'on croie qu'il ne le fait pas exprès, je pouffe), et c'est franchement bien, hein. Avec des persos délicieusement tordus comme je les aime.

Je viens aussi de lire une BD intitulée Grands Anciens, scénarisé par un certain Jean-Marc Lainé, dont le nom m'est vaguement connu, il me semble l'avoir croisé à droite ou à gauche, voire même aussi au milieu, si ça se trouve. Grands Anciens, grosso modo, c'est le titanic clash entre le Capitaine Achab et le Grand Cthulhu (ou un raisonnable fac-similé du rêveur de Rlyeh). Inutile de dire que ça envoie la sauce.

Grands Anciens, Tome 1 : La Baleine Blanche

Lu aussi l'Or du Roi, un Capitaine Alatriste, par Arturo Perez Reverte. C'est toujours aussi bien, dans le genre brillant pastiche de roman de capes et d'épées.

Relu aussi Le Vicomte Pourfendu, d'Italo Calvino, qui fait partie de sa trilogie Nos Ancêtres. Pas mon préféré, mais ça joue sympathiquement avec le dualisme dans des situations cocasses.

vendredi 3 septembre 2010

Hadopinard

Dans mon rêve de cette nuit, un pote m'avait filé un appareil génial : on le branchait sur l'ordinateur, et ensuite on téléchargeait la formule chimique de grands crus sur internet (c'était un bittorrent, si je me souviens bien), et la machine la recomposait à la volée dans un petit flacon. Il fallait rester très discret sur cette machine, parce que le lobby viticole se procurait les adresses IP d'internautes et débarquait en tracteur. Et en plus, le truc n'était pas encore au point, et ne marchait que pour les rosés (mais des hackers travaillaient d'arracher pied à craquer la formule du Mouton-Rothschild).

On faisait des expériences avec le bidule. Ça allait du pas mal au pas terrible.

Et puis le même pote a téléchargé les scènes coupées du western de Werner Herzog avec des nains, et le rêve est parti dans une autre direction.

jeudi 2 septembre 2010

C'est pas tout ça...

Mais autant que je vous tienne au courant de l'avancée des choses. Fly me to the moon, écrit par moi-même et dessiné par Marc Botta (La Dernière Cigarette) sortira en avril prochain aux éditions La Cafetière.

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L'album est quasiment terminé, restent quelques détails techniques à régler, mais on se donne le temps de le faire bien.