lundi 31 mai 2010

Traductions et lectures diverses

Rendu la trad de Criminal, tome 5, un bon cru. Brubaker reste dans le classique, mais c'est toujours aussi efficace.

Du coup, j'attaque la trad du tome 8 de The Boys, Hérogasme, qui se paye la fiole des grands crossovers annuels. Osons même dire que ça nique tout.

Irrécupérable vient de sortir, et je le recommande vivement. C'est bien fichu et ça dynamite quelques icônes.

Uncle Sam
, Arkham Asylum et Kick Ass 2 sortent la semaine prochaine. Le Darkness 2 et l'intégrale Spawn 8 sortent d'ici la fin juin.

Et j'aimerais savoir si le Mystery Play est sorti, finalement. Je ne l'ai encore vu nulle part.

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Et sinon, j'ai retrouvé dans un de mes cartons quelques bouquins d'Ursula K. LeGuin, ça faisait une paye que je n'en avais pas lu, et je me replonge dans son univers avec un bonheur sans mélange. Premier à faire les frais de cette boulimie : Planète d'Exil, un joli récit crépusculaire, rencontre entre deux cultures qui se tournent autour depuis trop longtemps sans se comprendre et qui doivent s'unir face aux assauts conjugués des éléments et des barbares.

samedi 29 mai 2010

RIP Dennis Hopper




Je viens d'apprendre la mort de Dennis Hopper.

Tout à ma douleur, je vous livre ici une de ses scènes cultes, dans un de ses plus grands rôles.

jeudi 27 mai 2010

Cochon qui s'en dédi (air connu)

Photobucket

Voilà. C'est la semaine prochaine, c'est une librairie sympa, c'est accessible, et il y aura de la coke et de la gnôle pour tout le monde.

Et tout est vrai.

Bon, d'accord, sauf le coup de la coke et de la gnôle.

vendredi 21 mai 2010

Les chiffres, on leur fait dire ce qu'on veut

Ça me fait toujours marrer quand on sort une statistique pour prétendre savoir ce que pensent "les Français". Déjà, la stat ne reflète que la pensée de la majorité. Et tout dépend de la façon dont on pose les questions du sondage.

Là, je viens de lire (c'était sur le site du Monde) un article expliquant que les apéros géants n'avaient pas la faveur des Français, sous prétexte que 85 % des sondés n'avaient pas l'intention d'y participer. J'aimerais, du coup, qu'on me sorte les stats des choses qui ont la cote. Genre Rolland Garros, quel pourcentage de Français a l'intention d'y aller un jour ? à mon avis, 95 % des gens n'iront jamais s'y assoir. Pour les matches de foot à voir en vrai, les gens qui aiment aller au stade, ça représente quel pourcentage de la population ? Et tous ces gens qui se gargarisent du fait que les français les aiment ? Quel est le pourcentage de Français qui n'a lu aucun livre de Marc Levy et qui n'a pas l'intention de s'y mettre dans un avenir mesurable ? Qui n'a pas l'intention d'acheter un disque de Christophe Mahé, Benjamin Bilay, Benabar ou toutes ces stars interchangeables de l'industrie musicale hexagonale, ni même d'en écouter à gratuit sur le ouaibe ? La première télé de France est TF1, avec des audiences qui s'érodent à 30 %, ce qui représente quand même 70 % de gens qui ne regardent pas.

Faut se méfier des gens qui vous balancent des chiffres pour vous expliquer ce que VOUS pensez. Dans le cas de l'article sur les apéros, on peut mettre ça sur le compte du manque de rigueur, de gens qui ne savent pas lire des stats. Mais quand ce sont des statistiques balancées par nos chers ministres, on a souvent plusieurs lectures possibles, et ils présentent à tout coups celles qui les arrangent. Mieux encore, les grandes théories sur les aliments cancérigènes ou bénéfiques ne reposent que sur des pouïèmes de pourcentages et ne peuvent réprésenter rien de concret à l'échelle d'un individu, c'est à dire de vous. Mais en écoutant ces grandes démonstrations, vous laissez des gourous de la diététique manipuler vos habitudes dans le sens de leurs dogmes tenant plus du religieux que d'autre chose.

Si l'on en croit les sondages et autres audimat, les Français aiment plein de trucs en bloc, la bagnole, le foot, les slips Calvin Klein, les grosses montres, les SMS, Fèces-Bouc et Koh Lanta. Moi qui chie sur tout ça, suis-je moins Français pour autant ?

Et quand on vous balance ce genre de chiffres, qu'essaie-t-on de vous obliger à penser ?

Posez-vous la question.

mercredi 19 mai 2010

C'est dommage, quand même...

...Mais je ne peux pas encore trop vous parler de la plupart des projets sur lesquels je travaille en ce moment. Mais il y a des trucs vraiment sympas sur le feu. De l'historique, principalement, mais sur des époques assez peu traitées.

Mais bon, en attendant, j'ai bouclé ma partie du tome 2 de Crusades, je suis en train de finir (passablement en retard, oui, je sais) Mythe et Super-Héros, et je remets en ordre plein de notes sur plein de trucs.

Ah, et il y a ce projet avec Cromwell, dont on commence à parler à droite et à gauche, mais que je n'évoquerai plus avant que quand j'aurais mon contrat signé en main. Ce que je peux vous en dire, c'est que ça sentira la rouille, les vieux tankers, et les emmerdements improbables pour les persos principaux.

dimanche 16 mai 2010

Des fois, on se demande pourquoi on fait ce boulot

J'ai rendu il y a quelques temps de ça la traduction du second tome des WildC.A.T.s par Alan Moore. Pour ceux qui ne connaitraient pas, il s'agit d'une vieille série crée par Jim Lee au début des années 90, un de ces sous X-Men des débuts d'Image Comics, comme Cyberforce dont je parlais ici-même il y a quelques temps. Plusieurs scénaristes avaient réussi à extraire la série de l'ombre de son encombrant modèle et à lui donner une identité propre. La quinzaine d'épisodes de Moore parachève cette évolution en lançant un paquet de personnages et d'idées qui nourriront l'univers Wildstorm par la suite.

Manque de chance, le début du tome 2 que je traduisais dernièrement coïncidait avec un énorme crossover, Fire From Heaven, qui débordait sur tous les titres de l'éditeur. Moore dut composer avec cette volonté éditoriale, et parvint à poursuivre sa propre histoire sans trop de soucis, jonglant avec ses propres personnages et ceux des séries d'à côté et consacrant le minimum syndical de pages au gros bordel crossoveristique qu'on lui avait mis dans les pattes.

Néanmoins, ces épisodes de WildC.A.T.s, coupés du reste du crossover, étaient d'un abord un peu difficile. Avec l'accord de mon éditeur, je me lançais dans l'exploration du reste, histoire de fournir quelques petits résumés qui, astucieusement placés, permettraient au lecteur de s'y retrouver un peu mieux.

J'avais d'abord écumé le ouaibe pour trouver des résumés. Qui étaient tous imbitables. J'avais fait le tour de mes étagères pour retrouver ceux des épisodes que j'avais en ma possession (grosso modo, les Gen 13, et deux autres épisodes écrits par Moore dans une série éphémère crée pour encadrer l'histoire). Quelques descentes sur des bacs à soldes et autres moyens de se procurer du comics à vil prix m'ont permis de tout lire dans l'ordre.

Ça faisait un paquet de pages. Et force est de constater, c'est là qu'on se rend compte que même quand il fait du commercial pour payer son loyer, Alan Moore est quelques kilomètres au-dessus de ses collègues. Avec de bonnes idées de départ et toute la place qu'il faut pour raconter une histoire (il y a entre vingt et trente épisodes impliqués), Fire From Heaven réussi l'exploit d'être totalement confus, avec des enjeux flous, des rebondissements absurdes et des moments chocs complètement sabotés par une narration pas maitrisée. Les épisodes de Moore sortent du lot parce qu'il sait écrire et qu'il ménage astucieusement quelques bulles de résumé pour que le lecteur s'y retrouve. Il est bien le seul. Les autres alignent des scènes de baston, avec des actions en parallèle dans tous les sens et trop de personnages partout.

La leçon porta, ceci dit. C'est le dernier crossover de cette ampleur auquel se livra Wildstorm, et il servit de prétexte à un grand ménage (ménage qui vit Warren Ellis hériter de Stormwatch et de DV8, à l'époque, comme quoi du plus vilain fumier peuvent sortir les plus jolies fleurs).

Mais bon, avoir à relire tout ce merdier juste pour livrer des résumés tentant de rendre cohérent tout le bordel, il y a des jours où je me dis que l'amour du travail bien fait devrait avoir ses limites. Limites que, d'ailleurs, une partie des auteurs de Fire From Heaven semblent avoir allègrement franchies.

samedi 15 mai 2010

Bye bye Atlantis



Dernier décollage pour la navette Atlantis. Je ne suis pas forcément le plus grand défenseur de la Navette, qui avait un côté camion de l'espace qui gommait la grande aventure. La Navette, c'est un utilitaire de transport. D'un autre côté, tant que le remplacement ne sera pas en service, on est coincés avec la technologie Soyouz qui, malgré ses mises à jours techniques, n'a pas fondamentalement évolué depuis Korolev, au point que plus personne n'ose y modifier quoi que ce soit, parce que les concepteurs sont morts ou séniles et ne sont plus en état d'expliquer les choix technologiques de l'époque soviétique.

Encore deux tirs de navette après celui-ci, donc. Endeavour et Discovery, et après, ce sera fini. Trente ans de Navette et on passera à autre chose. Dans l'intervalle, la navette européenne Hermès n'a jamais vu le jour et sera remplacée par un petit module, Dieu sait quand.

Le grand frisson spatial, dans la décennie qui vient, il sera le fait de sonde inhabitées, le survol de Pluton en 2015 et un départ de sonde pour Europe d'ici 2020.

L'objectif spectaculaire, maintenant, c'est la planète Mars, mais vers 2035, quand je serai plus âgé que Korolev au moment de sa mort. Mais ça, ce sont les programmes américains, le seuls qui soient complètement publics.

De fait, les Chinois sont notre seul espoir. C'est dingue, dit comme ça. Mais bon an mal an, ils développent leur programme spatial. Ils savent envoyer des gens en orbite. On sait qu'ils visent la Lune et que l'Inde commence à y réfléchir elle aussi. La prochaine course à l'Espace se jouera sans doute en Asie.

mercredi 12 mai 2010

Le point trad de mai

Rendu la traduction de l'excellent It's a bird.

Attaqué celle du crossover Hunter Killer / Cyberforce. Ça m'a permis de me replonger dans l'univers Hunter Killer, bourré de bonnes idées. J'en ai profité pour tout relire, histoire de me remettre dedans. Le point qui me gène plus, c'est Cyberforce. Je ne sais pas pourquoi, je n'ai jamais accroché à cette série, qui faisait partie du peloton de départ d'Image Comics, à l'époque. Toujours trouvé ça confus et mal repiqué de l'existant, des défauts qui pourrissaient aussi WildC.A.T.s, mais dont le groupe de Jim Lee avait réussi à se débarrasser en quelques épisodes, entre autres grâce à James Robinson et Alan Moore. Sur Cyberforce, je crois que c'est le mystérieux J.W. qui avait eu la bonne formule, dans une de ses trads où apparaissaient les personnages : du Wolverine en bootleg. Mais bon, l'actuel crossover, écrit par Mark Waid, est fun et agréable à lire, c'est déjà pas mal.

Sur ma pile des "à faire", il va aussi falloir que je me penche sérieusement sur le cas du Criminal 5.

Pour le reste, mes dernières traductions dans vos bacs sont en kiosque le Chroniques de Spawn 30, le Star Wars Comics Collector 7, et en librairie Mystery Play (excellent whodunnit métaphysique, et magnifiquement peint, en plus), The Boys 6, (avec les X... Pardon, le G-Men), Irrécupérable 1 et Clone Wars Aventures 4.

Et n'oubliez pas, toujours, Kick Ass 1, Océan et Black Kiss.

Au fait, personne n'a encore trouvé le Fulchibar caché dans une de mes traductions ? C'est à désespérer, les enfants !

Et normalement, Jay Wicky en a dissimulé dans une des siennes.

lundi 10 mai 2010

Ils sont partout !

J'ai un concept pour monsieur George Lucas, de Modesto (authentique, c'est vraiment comme ça que s'appelle son patelin), Californie, s'il veut segmenter son marché pour mieux s'implanter sur certains secteurs.

C'est un Jedi ethnique.

Un Jedi breton. Avec un biniou-laser à vibrations post prandiales, une réserve de chouchenn dans la poignée de son sabre et une boucle de ceinture en triskel.

Et il s'appelle Obi-Wan Kenavo.

dimanche 9 mai 2010

Je vous déteste tous

Je suis complètement au taquet, en ce moment. Trop de boulot, trop de travaux, trop de tout. Et pas assez de pognon, en prime. La routine, vous allez me dire, à juste raison, mais quand même. C'est usant.

Au rayon boulot, d'ailleurs, je traduis It's a bird, un graphic novel de Steven T. Seagle (rien à voir avec Steven Seagal, même si ça se prononce pareil), un truc autobiographique sur un scénariste qui se barre en vrille parce qu'on lui file du boulot et que ça se télescope avec sa vie personnelle. C'est vachement bien. Mais ça me parle un peu trop, là. (bon, ses problèmes perso sont autrement plus costauds que les miens).

Du coup, je suis un peu en mode bunker, enfermé dans mon bureau, et mon principal contact avec l'extérieur sont mes mômes qui m'appellent à table quand j'oublie l'heure des repas, et le mail occasionnel d'amis m'écrivant pour deviser de choses et d'autres. Plutôt d'autres, d'ailleurs.

Et là, sur la mailing liste secrète des traducteurs tarés, un estimable confrère (que vingt sept démons glaireux lui dévorent lentement le prépuce de l'intérieur en l'acomodant avec du vinaigre vieilli en fût de chêne) met le sujet Justin Bieber sur la table. Justin Bieber, je me dois de préciser que jusqu'à il y a dix minutes, (quinze, peut-être, le temps que je rédige cette notule effondrée), j'ignorais totalement ce que c'était. Echaudé néanmoins par mon expérience récente avec les trois curés qui chantent, j'ai préféré ne pas creuser la question. Mais la mailing list se mit à bruisser.

J'ai alors tenté une recherche google image pour voir à quoi j'avais affaire.

Je me refuse à faire de l'anti-jeunisme primaire. Mais avec la tête qu'a ce garçon, je crois que je n'irai même pas tenter d'écouter ses chansons. Rien que son regard suffit à m'en dissuader.

Vérification faite, le collègue qui avait tenté de me lancer là-dessus a avoué les raisons de son forfait : "Attends, si ça nous vaut une war zone de l'acabit de celle sur les curetons musicaux, moi je dis banco."

Il y a des gens franchement malveillants, quand même.

mercredi 5 mai 2010

Alerte sanitaire

Comme je suis un garçon soucieux de la santé de mes contemporains, je fais suivre cette dépêche qui concerne tous ceux qui mangent des haricots en boite :

Plusieurs lots de haricots verts en conserve vendus sous la marque Notre jardin dans les hypermarchés Leclerc et sous la marque U dans les magasins U ne doivent pas être consommés et sont actuellement rappelés par leur fabricant, la société BCI.
De la Datura stramonium, une plante commune en France , impropre à la consommation, a été détectée dans au moins deux boîtes de haricots verts, explique BCI dans un communiqué. Les lots concernés, des boîtes de 220 ou de 440 grammes, de haricots verts extrafins ou très fins, ont une date limite d'utilisation optimale au 31 août 2013. Les consommateurs sont invités à les rapporter en magasins, où ils seront remboursés. En cas de symptômes de sécheresse buccale ou de vertige après consommation d'une boîte de haricots verts de ces marques, les consommateurs sont invités à consulter un médecin.


Ce que je trouve tout à fait regrettable, c'est que la dépêche n'explique pas exactement POURQUOI le datura est considéré comme impropre à la consommation. Dans un souci d'information du public, je renverrai donc les personnes intéressées à l'excellente étude consacrée au datura par Monsieur Carlos Castaneda, l'Herbe du Diable et la Petite Fumée, qui expliquera bien la chose à toute personne cherchant à pimenter sa consommation de haricots.




mardi 4 mai 2010

Ah ouais, quand même !

Je n'avais suivi que d'une oreille distraite le scandale à deux balle qui agite le milieu footballistique hexagonal. Pardon, le scandale à deux mille euros la nuit. Il faut dire que la footballitude ne m'a jamais particulièrement fasciné. Même à l'école primaire, les accros du foot étaient rarement mes potes.

Bref, j'avais vaguement appris par voie de presse que quelques un des membres de l'élite footbatrucmuche mouillaient dans une pénible affaire de call-girl trop fraîche, et que du coup, des questions se posaient quant à la Coupe du Monde. Comme je le disais dernièrement, je regarde assez peu la télé en ce moment. Mais en période de Coupe du Monde, cette rareté finit par friser l'abstinence cathodique. J'en viens même à me passer de mon petit café au bistrot du coin pour échapper aux questions sur ce que j'ai pensé du match de la veille.

Donc, je savais que nos glorieux défenseurs du maillot bleu avaient mouillé autre chose que la chemise, et je m'en foutais assez. Et puis, aujourd'hui, il a fallu que je sorte de chez moi pour aller faire quelques courses. Et je suis passé devant un marchand de journaux. Et je m'y suis arrêté, pour voir ce qui sortait.

Et sur un étal, plusieurs revues annonçant les confessions fracassantes de la demoiselle qui avait déshonoré les Bleus en monnayant ses attraits. Jusqu'alors, je n'avais pas la moindre idée de la tête qu'elle pouvait avoir. Maintenant, je sais. Une espèce de Barbie peroxydée, lookée vulgaire (bon, je reconnais que sa profession n'a pas pour réputation de se singulariser par son élégance délicate et discrète), au regard annonciateurs des pires emmerdes (sur la couverture où elle n'avait pas été hypocritement floutée). Pour paraphraser le père Brassens, mais, par malheur, si le Ribéry, aux jeux de l'amour paye le prix, on sait qu'en revanche il ne brille ni par le goût, ni par l'esprit.

Et là, en voyant l'engin par qui le scandale est arrivé, fantasme ultime de caïd de banlieue en survète, biberonnant aux amphêtes, au tuning et au porno frelaté, on se dit que les footeux ont un imaginaire sexuel d'une rare pauvreté.

Plutôt que de leur jeter la pierre, montrons-les plutôt du doigt en riant.