vendredi 30 avril 2010

Ça va trop loin !

L'église catholique, je tolérais encore. Malgré les Croisades (bon, les Croisades, j'admets, c'est devenu mon gagne pain, en vente dans toutes les bonnes librairies, mais c'est pas une raison). Malgré les évêques révisionnistes. Malgré l'Inquisition. Malgré les soutanes pédophiles. Malgré Great Ratzinger Z. Je me disais, c'est la tradition. Si ça se trouve, ça les amuse et je capte pas la blague. Ça a permis de magnifiques Cènes sur bois, Saint Sébastiens à l'huile, Grand-Messes en Ut, Requiems en pagaille et tout. Donc bon, le bilan était pas totalement négatif non plus.

Et puis, là, un peu par hasard, j'ai découvert Spiritus Deï, l'album des prêtres qui chantent. Paraît qu'ils passent à la télé, mais j'étais passé entre les gouttes, vu que je dois la regarder dans les 45 minutes par mois, la télé, en ce moment, et probablement pas sur les chaînes qui mettent ça en avant.

Une conversation avec des potes a évoqué le truc, plus tôt dans la journée. Mais comme ça ne m'évoquait rien, justement, je n'avais pas relevé. Et puis, plus tard dans l'après-midi, j'ai branché musicme pour écouter une ou deux vielles conneries.

Et dans le cadre latéral, le machin balançait les nouveautés.

Et dans le tas, il y avait "les prêtres".

Et moi, con comme je suis, poussé par une curiosité malsaine comme pas deux...

J'ai été écouter le truc.

C'EST HORRIBLE !

André Rieu, à côté, c'est Blixa Bargeld !

Le petit Jordi, à côté, c'est Caruso ! (le vrai, hein, pas monsieur je remets mes lunettes d'un geste éloquent comme Charles Ingalls coupe du bois, c'est à dire avec application et trois fois par épisode)

Lara Fabian, à côté, c'est Nina Hagen !

Putain, mais faut pendre le dernier curé avec les tripes de la dernière maison de disque. Ou l'inverse.

Mais faut faire quelque chose. Une loi. Un bûcher. Un anathème. Faire donner la cavalerie pour les finir au sabre. Une résolution du Conseil de Sécurité. Un truc ! Quelque chose ! N'importe quoi ! Mais on peut pas laisser faire ça !

jeudi 29 avril 2010

Et hop !

Bon, bouclé les quatre dernières pages de script de Crusades tome 2 la Porte d'Hermès (le cliffhanger et quelques révélations fracassantes). Mon collègue Izu en a quelques unes à finir de son côté (une bonne grosse baston dans les marécages). Franchement, je pense que cet album aura de l'allure.

Zhang Xiaoyu, pour sa part, nous a livré plus des deux tiers des planches. D'ici cet été, le truc sera bouclé, et il sortira donc à la rentrée (ou peut-être en octobre, on en est à faire les plannings).

Réservez-le d'ores et déjà à votre libraire, true believers !


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Et pour info, je serai normalement en dédicace le samedi 5 Juin après-midi à la librairie Labyrinthes de St Germain en Laye. C'est quasi sur la place du château, à côté des galeries.

mardi 27 avril 2010

V for Vedettariat

Tiens, voilà que j'ai été interviouvé.

Bon, ça me permet de faire ma promo et c'est toujours sympa de voir que les gens se souviennent de mes vieux boulots.

lundi 26 avril 2010

Little big bang

Je sais pas si vous connaissez Les Dossiers de la Recherche.

C'est le trimestriel thématique publié par La Recherche. Du hard science pointu, quoi.

Le numéro de mai 2009 était consacré au big bang.

Et il y a une interview d'un astrophysicien qui parlait d'une théorie qui a
fait chboum dans ma tête* tellement elle était élégante.

Et puis je me suis dit.... "Mais... Je connais déjà, sa théorie. J'ai déjà lu un truc approchant"

Bon, je vous résume la théorie en question.

Au départ, l'atome primordial qui donne le big-bang, on sait pas trop d'où il vient (voir mon vieil article sur superpouvoir.com, le Crisis on the Ultimate Bogdanov, de sinistre mémoire celui avec la bite en möbius de Reed Richards et l'ADN Oméga-Biva de la fin des temps), vu que techniquement, et dans notre compréhension actuelle du phénomène, l'espace et le temps apparaissent avec le big-bang (l'espace et le temps sont peut-être tout simplement des propriétés émergentes de l'énergie, ce qui est absolument vertigineux quand on y pense), et donc que l'avant est une notion au moins problématique.

Et là, le mec a une solution brillante : l'énergie du vide. En effet, en physique quantique, le vide absolu ne peut pas exister. Un vide poussé contient encore la vibration basale de l'espace temps, une énergie potentielle, virtuelle (c'est lié au principe d'incertitude) qui, dans des conditions de vide poussé (parce que sinon, la matière et l'énergie déjà présentes "écrasent" cette énergie virtuelle), peut se "réaliser" en énergie réelle et en matière. Et c'est ça qui se serait passé lors du big bang. Un bébé univers totalement vide, au vide poussé, et un beau jour, les fluctuations virtuelles du vide quantique s'additionnent, résonnent ensemble, et chboum dans la tête de Dieu, Fiat Lux et tout le bastringue.

Jusque là, c'est simple. Les physiciens quantiques jouent avec l'idée depuis des lustres.

Là où ça devient génial, c'est qu'à la fin de l'univers, quand l'expansion l'a totalement dilué, que l'entropie a épuisé toute l'énergie, qu'il n'y a plus rien... On finit graduellement par revenir à ce vide poussé, tellement absolu que la nature l'abhorre, et que les fluctuations virtuelles de l'espace-temps... Trouvent à nouveau à se réaliser, créant un nouvel univers.

Et là, ça vous rappelle rien ? à quelque chose près, c'est l'histoire de Mr. Majestic écrite par Alan Moore, dans laquelle le froid ultime de la fin de l'univers crée la condition physique de sa renaissance, via un jeu de résonnances dans un espace devenu supraconducteur.

Il est trop fort, Moore.

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Il faut arrêter de m'attribuer n'importe quoi
pour justifier vos vaticinations, Monsieur Lavitch
C'est désobligeant, à la fin.


*oui, j'aime bien la VF de Ghostbusters

samedi 24 avril 2010

J'ai réussi !!!!!

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Le Fulchibar que j'avais glissé en douce dans une traduction est passé.

Le concours est donc officiellement lancé.

Une seule question : "Où est le Fulchibar ?"

vendredi 23 avril 2010

Séduction à la Normande

Guillaume de Normandie, dit Le Bâtard, futur Guillaume le Conquérant, organise une alliance avec le comte de Flandres, dont il doit épouser la fille Mathilde.

Celle-ci, apprenant ces plans, répond "moi, me donner à un bâtard ? Jamais !"

Un messager rapporte ces paroles à Guillaume, qui enfourche derechef son cheval, cavale jusqu'en Flandre, débarque au château du comte, entre sans être annoncé dans la grande salle, trouve le siège où est installée Mathilde, la jette par terre, puis lui déchire la robe à coups d'éperons devant tout le monde.

Et l'épouse peu de temps après.

C'est cette même Mathilde qui, se languissant de son époux parti bouter le perfide Anglois hors d'Angleterre, inventera la bande dessinée.

jeudi 22 avril 2010

Petits morceaux

Deux trucs m'ont fait rire, l'autre jour, quand je suis passé devant une salle de remise en forme en allant faire des courses.

La première, c'est que le parking était plein. Les gens payent pour aller transpirer, mais prennent la bagnole pour faire le trajet. Sur le principe, ça me fait marrer. Ils feraient mieux d'y aller à pied, ça les échaufferait. Surtout qu'il n'y avait aucune excuse, il faisait beau.

La deuxième, ce sont les canettes de Red Bull sans sucre qui trainaient, vides et abandonnées, devant l'établissement. Là encore, ça me fait marrer, le concept de la boisson énergétique basses calories. C'est un peu comme "presse people respectueuse de la vie privée", on sent que ça coince quelque part.

Bon, en attendant, j'ai fait subir des outrages indicibles et assez répugnants à la deadline que j'avais pour le bouquin Mythe et Super-Héros. Au moment où je me décidais à en parler à l'éditeur, il m'a prévenu que le bouquin sortirait en retard pour cause de crise du papier. Sauvé par les Chinois accapareurs de ressources, faut le faire, quand même.

dimanche 18 avril 2010

La citation du dimanche

est due à un certain Paul Verhoeven, d'Amsterdam.


"The point of Robocop, of course, it is a Christ story. It is about a guy who gets crucified in the first 50 minutes, and then is resurrected in the next 50 minutes, and then is like the supercop of the world, but is also a Jesus figure as he walks over water at the end. Walking over water was in the steel factory in Pittsburgh, and there was water there, and I put something just underneath the water so he could walk over the water and say that wonderful line, “I am not arresting you anymore.” Meaning, I’m going to shoot you. And that is of course the American Jesus."

samedi 17 avril 2010

vendredi 16 avril 2010

Barracks on Mars

On le sait, depuis quelques années, la politique, c'est du storytelling.

Bon, en tant que professionnel de la bande-dessinée, je connaissais le terme et je l'employais, mais il ne voulait pas dire tout à fait la même chose pour moi que pour les encravatés qui nous gouvernent.

Et puis, il faut bien le dire, les psychodrames et des effets de manche, ça va deux minutes. Les histoires que nous racontent les politiques, soit elles sont tellement bidons qu'elles n'en sont même plus drôles (les mecs qui vont chercher la croissance au risque de leurs molaires, etc.), soit elles tournent court (les coups de gueule annonciateurs d'une ascension foudroyante qui ne sont que le prélude de la placardisation des courageux). Beaucoup de buzzwords dans tout ça, de toute façon. Et le concret, derrière, fleure le sordide.

Mais bon, voilà que le Président des Américains vient d'appuyer sur les bons boutons et de me faire rêver à nouveau.

Mars 2035.

Dit comme ça, c'est déjà un super titre.

L'enfoiré, il me donne même envie d'y croire. Il dit qu'avec un peu de chance, il le verra de son vivant.

Et moi aussi, j'espère. En 2035, j'arriverai à l'age de cette retraite que je ne toucherai jamais.

Et si les déclarations sont suivies d'effets, je sais que j'ouvrirai grand les mirettes. Ça, c'est du vrai storytelling. De la vraie belle histoire. Et le plus navrant, c'est qu'avec ses Rolex et les yachts de ses copains dont il croyait qu'ils feraient rêver, le nabot élysée ne pourra jamais s'aligner sur un rêve de ce calibre. Le voilà nanifié comme jamais. Et le pire, c'est que crois qu'il ne s'en rend pas compte.

Mars 2035.

Stay tuned, folks.

L'enfoiré.

"I had a dream".

"I want to believe."

jeudi 15 avril 2010

Tableau d'honneur

Je profite de cet espace qui m'est imparti pour féliciter chaleureusement, et ici-même, et en public, le docteur Dukan.

Pour ceux qui lui auraient échappé, le docteur Dukan, c'est cet auteur de best-seller et ce personnage médiatique dont toute l'oeuvre et toutes les interventions sont une machine à culpabiliser les gens qui ont des kilos en trop, surfant ainsi sur les névroses de nos contemporains et surtout contemporaines qui n'ont déjà pas besoin de ça pour angoisser à la vue d'un maillot de bain, alors que, il faut le dire, tout le monde s'en fout un peu. Parce que sérieusement, faut vraiment être pervers pour trouver Kate Moss sexy.

Toujours est-il que le bon docteur Dukan vient de passer un cap dans son imprégnation de la conscience collective. Il vient d'atteindre ce nirvana de la culture qu'est le spam. Cela fait plusieurs fois que je reçois dans ma boite mail des messages m'enjoignant à aller consulter des coach en ligne formés à la méthode Dukan pour me débarrasser de quelques grammes ici et là censés défigurer ma silhouette. Sauf que je suis déjà épais comme un cure-dents, mais on le sait, le ciblage des spam n'est pas une science exacte, ou alors je ne recevrais pas des pubs pour des logiciels Windows ni pour des assurances autos dont je ne saurais que faire si je m'en procurais, et je ne parle même pas des pilules à faire pousser le braquemard, pour ne pas passer pour un vantard.

Mais le fait demeure : le docteur Dukan vient d'entrer dans ce panthéon des grandes réalisations de l'esprit humain, aux côtés du Viagra de contrebande, de l'Herbalife, du Propécia frelaté, du faux Cialis fabriqué en Indonésie par des Pakistanais au noir, des sites de rencontres russes, des sites de logiciels piratés et vérolés qu'on peut acheter moins cher que les vrais qui sont juste buggés, des vidéos bidons de Paris Hilton, des comparateurs d'assurances et de l'arnaque nigériane.

Chapeau bas, docteur. C'est la consécration, là.

mercredi 14 avril 2010

Boulot, boulot... Dodo, des fois ? Non, fulchibar.

Bon, un peu rude, en ce moment. Mais ça porte ses fruits : dans les bacs de vos libraires, vous pourrez le constater en lisant mes dernières trads : Monsieur Personne, Kick Ass, Ocean et Black Kiss, et chez votre marchand de journaux, les Chroniques de Spawn, un Dark Reign Saga et le Star Wars Collector .

D'où petit concours : un fulchibar est dissimulé dans cette abondante production. Je n'ai pas encore été en mesure de vérifier s'il était passé, ou si un responsable éditorial à l'oeil de lynx avait réussi à l'intercepter avant qu'un imprimeur distrait ne commette l'irréparable.

Ami lecteur, le premier à le trouver et à l'annoncer ici gagne...

Euh...

Une nomination à l'ordre du fulchibar de fer.

Avec palmes.

dimanche 11 avril 2010

Homélie du dimanche

Hum, j'ai bossé tard, ce soir, du coup on est déjà ce matin.

Pour souffler un peu, j'ai mis de l'ordre dans des fichiers de notes qui trainent. Et j'ai trouvé ce mail, datant d'il y a déjà quelques temps, que j'avais envoyé à des collègues traducteurs lors d'une discussion assez technique déclenchée par la demande d'un de nos éditeurs qui nous demandait de mettre la pédale douce sur les gros mots, même quand on traduisait des expressions imagées comme "motherfucker", "cunts" ou "nigga punk". La conversation tournait, du coup, autour de l'affadissement généralisé de la fiction, sous l'action entre autres des ligues familiales. (Je me rappelle avoir envoyé au responsable éditorial en question un texte où je prenais comme exemple probant le Roi Heenook, c'est dire si je suis suicidaire, parfois) (heureusement, cette personne ne savait pas qui c'était).

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"L'affadissement des fictions, il est lié à un facteur quasi simplissime : l'incapacité des monothéismes à gérer la fiction. Quand on parle de "vérité révélée", toute fiction est par essence un mensonge, et donc un coin planté dans le rocher de la vérité, destiné à l'affaiblir. Et de fait, la fiction, en multipliant les points de vue, atomise la notion de réalité. Sans aller jusqu'à Burroughs ou Dick, toute fiction basée sur le "c'est pas vrai, mais on fait comme si" présente une alternative à la réalité. Or, la nature du monothéisme est de refuser toute alternative, ce qui l'oblige à en nier le principe même. L'auteur qui fait de la fiction pour la fiction (au contraire de l'auteur qui fait de la fiction dans un but d'édification des masses) est un contestataire par essence.

Par ailleurs, à la base de toute bonne fiction, il y a la notion aristotélicienne de catharsis, d'exacerbation des sentiments (désir, amour, peur, haine, etc...) pour pouvoir s'en purger, pour pouvoir les manier, les assumer, les connaître. Les sociétés monothéistes ont toujours tenté d'instrumentaliser les sentiments, les besoins profonds. Créer une soupape, c'est empêcher ce contrôle, ou en amoindrir l'efficacité.

Dans notre société du "choc des civilisations", bien sûr que la fiction est l'ennemi qu'il faut vider de sa substance, et c'est inscrit dans notre "code génétique" culturel, en plus. L'exposition à la fiction et sa compréhension nous permet de nous affranchir de cette limitation de notre civilisation, comme les autres créateurs avant nous, mais une bonne partie de la population n'en sort jamais, principalement les gens éduqués dans des milieux fermés (bourgeoisie Catho, etc...). Les gens se demandent pourquoi les japonais se permettent bien plus de trucs dans leurs fictions. Parce que leur rapport à la fiction est totalement décomplexé, vierge du rapport au "mensonge".

La fiction, la création, c'est le Diable, mes amis, ne l'oubliez jamais."

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Voilà.

Ça fait pas mal de temps que je me dis qu'il faudrait que je développe ce bout de texte pour en faire un vrai article de fond, mais j'ai pas eu le temps. Alors avant que ça se perde dans une panne de disque dur, je fais tourner.

samedi 10 avril 2010

La rumeur, c'était mieux avant

Wow, c'est devenu une affaire d'état, tout ça. La rumeur, insidieuse, qui prétend plein de trucs au point que des voix autorisées hurlent au complot, et que les démentis et démentis de démentis se croisent. (je m'interroge sur l'usage de l'expression "la peur doit changer de camp", par contre. Est-ce à dire que le Président aurait peur ? Un grand garçon comme lui qui ne risque pas d'être reconduit à la frontière par les sbires de BeSSon, ni d'être tabassé en garde à vue ? Rhooo, je n'ose y croire).

Mais reprenons. Tout part d'une histoire de coucheries présumées au plus haut niveau de l'état.

Rien de nouveau sous le soleil, on a eu des histoires du genre sous Chirac, sous Mitterrand, sous Giscard et même sous Pompidou.

Et force est de constater qu'à l'époque, ça avait plus de gueule. Tiens, prenons au hasard le président Pompidou (celui dont Marilyn Monroe chantait fort justement pom-pom-pidou). Quand il y a eu des rumeurs de coucheries chez lui, ça a donné l'affaire Markovic. Des Yougoslaves, des Corses (tous dans le même S.A.C.), des morts, des photos compromettantes que personne n'a vues (sauf peut-être les Yougos et les Corses, ils sont toujours dans les bons coups) et même Alain Delon ! Alain Delon, quoi, c'est pas la classe ultime ?

Alors que de nos jours, on a, ou pas, les services secrets (ils doivent être contents, les barbouzes, d'avoir à sortir les poubelles comme ça) et Benjamin Biolay. Plus Rachida Dati qui tente un come-back de l'extrême.

Mais franchement, Benjamin Biolay. Vous avez déjà essayé d'écouter un morceau de ce gars ? Encore un représentant de ces chanteurs à textes sans texte de maintenant que je confonds tous entre eux, mais qui sont la preuve que le téléchargement illégal ne tuera pas l'industrie du disque : j'aime trop ma bande passante et mon espace disque pour les gaspiller avec ces trucs insipides et faussement intelligents. Vraiment, ça le fait pas, pour une affaire d'état, ça fait petit budget façon AB Productions. Il faut qu'Alain Delon revienne. D'autant que le petit Benjamin manque de classe : il attaque la rumeur en justice. Alors qu'il pourrait être impérial, rester sur sa réserve marmoréenne dans les dîners en ville, quand les gens le regarderont en pensant "alors, il se la tamponne ou pas, la présidente ?" et distribuer des sourires entendus.

Au moins, ça aurait été, je sais pas, moi, Renan Luce, ça aurait eu le mérite d'être rigolo. Mais même pas. Non, il faut qu'Alain Delon revienne, qu'il se tape n'importe qui à l'Elysée, mais qu'il redresse la barre, si je puis dire.

Merde, quoi, c'est qu'il arriverait à nous faire regretter Pompidou, le petit Nicolas. C'est franchement pas sérieux. Même Chirac, avec les comptes secrets et les maîtresses au Japon, fournissait du meilleur feuilleton.

mercredi 7 avril 2010

La citation du jour

Elle est due à un certain Warren Ellis, qui parle de voyage spatial habité :

"The second good reason is why the Chinese space programme may not, in the final analysis, galvanise any one into kick starting human space flight initiatives: because the Chinese will probably end up going to the Moon robotically, and robots don't make our metaphorical nipples stand up. Well, not unless we're one of those creepy techs from Japan hellbent on constructing android whores in the near term.

Wired may be the wrong place to say this, but robots going places is not as exciting as humans going places. The only people clamouring for space launches to Mars to recover the wandering robot skateboard currently stuck in a sandtrap there are, well, the people who want to make it their android whore. And when your Martian explorer is not exploring any more because it's stuck in a sandtrap, it means you've sent a skateboard to do the job of a human."


C'est tiré de son dernier edito dans Wired.

lundi 5 avril 2010

Noël aux Balkans, Pâques au Tyson

Hein ? Non, ce titre grotesque n'a strictement rien à voir avec le contenu de la note d'aujourd'hui.

Qui n'a elle-même pas grand-chose à voir avec rien.

C'est juste une série de conseils de lecture, les trucs que j'ai lus récemment et trouvé bien :

Le Festival de la couille et autres histoires vraies, de Chuck Pahlaniuk, chez Folio. De purs moment de journalisme gonzo et de réflexions sur son propre travail par un auteur que j'aime bien.

Le facteur temps ne sonne jamais deux fois, par Etienne Klein, chez Champs Flammarion. Du pointu, mais par un vulgarisateur très efficace. Klein m'impressionne régulièrement par sa capacité à énoncer en termes clairs des complexités cosmo beyonderesques qui savatent la tête.

The Lives and Times of Jerry Cornelius: Stories of the Comic Apocalypse, par Michael Moorcock, chez Four Walls Eight Windows. Ça n'a jamais été traduit, ça, si ? C'est un recueil de nouvelles, dont certaines ont été disponibles jadis en VF, mais pas toutes. Et c'est du tout bon, pourtant.

Dire presque la même chose, par Umberto Eco, au Livre de Poche. Beau bouquin sur la traduction, par un grand monsieur donc l'immense culture n'a d'égal que son humour à froid et son délicieux sens de l'ironie. Histoire de rappeler que la fidélité à l'esprit d'un texte est plus importante que la fidélité à sa lettre, et que les deux sont parfois incompatibles.

vendredi 2 avril 2010

le super-héros de demain

C'est un bébé en pyjama éponge. Avec une cape. Parce que l'exposition à des substance radioactives lui a conféré des superpouvoirs.

Il vole, il lance des rayons par les yeux, et il a la peau douce.

C'est BB-Cadmium.