mardi 7 décembre 2010

Un vent de Sibérie souffle sur les BM

Ce matin, quand je suis allé au courrier, il faisait plutôt beau. Pas radieux, hein, mais plutôt beau, ce qui par les temps qui courent est déjà pas si mal.

Le temps de manger, pouf, terminé, tout est couvert de neige et ça pèle. Et il a fallu que je ressorte pour aller au courrier, vu qu'il n'était pas encore passé quand il faisait beau. Pas conciliant, le facteur. Il m'a obligé à aller crapahuter dans la neige et la bouillasse. Et d'ailleurs, il aurait fait sa tournée plus tôt, il aurait échappé lui aussi à la neige et à la bouillasse. Le voilà bien puni, et par là où il avait péché, en plus. Dehors, tout est blanc. Les bagnoles sont recouvertes de poudreuse et perdent leurs forme, se transformant en tertres blancs le long de la route, comme un alignement de tombes de grognards le long des trajets de la Retraite de Russie.

Pas un temps à mettre un Nikolavitch dehors, quoi. J'ai encore froid au pied d'être allé au courrier. Pour récupérer un catalogue et deux relevés sans intérêts, en plus. Et il faudra que je ressorte chercher les enfants à l'école. Alors que je resterais bien claquemuré dans mon bureau à avancer sur des scénars parlant d'explorateurs de l'Afrique, de Croisés en Egypte ou d'archéologues dans les déserts d'Irak et faubourgs.

Note à moi-même : ne plus jamais me resservir un café dans le même mug qui m'avait servi ce midi à boire du bouillon de potée aux lardons. L'association des goûts est assez malheureuse.

3 commentaires:

Zaïtchick a dit…

Comment peut-il rester autant de neige dans un pays où vit J.-C. Delarue ?

El a dit…

C'est "J-L", pas "J-C"... Oh, ça lui ferait trop plaisir d'avoir des initiales christiques !

Sinon, oui, putain de merde, on se les gèle.

Zaïtchick a dit…

Au temps (hivernal) pour moi.
J.-C., c'est [Son Père](voix caverneuse).
Le président de la Fédé des usagers des moyens de transport.