samedi 11 décembre 2010

Règles de bon usage

Je ne crois pas vous en avoir parlé avant, mais à titre personnel, je milite contre l'utilisation du terme "pouf" pour dire salope. Parce que j'aime bien les poufs. C'est confortable et cosy, dans un intérieur, surtout un pouf un peu mou, genre en cuir. Alors c'est dégradant pour ce noble ustensile de faire de son nom une insulte sexiste.

Alors que "pouffe" pour désigner une grognasse, là, d'accord. La nuance est subtile, mais elle a son importance. C'est là-dessus qu'on peut faire la différence entre quelqu'un de bien éduqué et un branlouze*.

C'est comme les gens qui écrivent "vioc" pour "vioque". Je supporte pas. C'est intolérable. Ou "barjo" à la place de "bargeot". Horrible. On sait que les gens ne savent plus parler la langue, mais il ne savent plus l'écrire non plus. Ces saloperies de SMS ont tout corrompu. Miserere nobis. Nous devons défendre la pureté de la langue, sans charre**.




*le branlouze, c'est genre le type qui lit pas le bulletin météo et qui dit après "la météo m'a pas prévenu", oui, c'est à toi que je pense, François F.

**'j'en veux beaucoup à la relectrice d'une de mes traductions qui avait orthographié un "'sans charre" de bon aloi en "sans char" absolument tristoune, d'ailleurs. C'est lamentable et déprimant.

3 commentaires:

Zaïtchick a dit…

Sans Charre ? Comme dirait René. ^^
Non, pas René la Taupe, suivez un peu ou vous allez passer pour une bande de branlouzes !

Nikolavitch a dit…

Du coup, mon frangin est allé voir dans un dico s'il trouvait "charre", et il a fallu qu'il fasse plusieurs dicos pour y arriver. Mais il a fini par y arriver.

Ça signifie "blague", grosso merdo.

El a dit…

Ouais... D'où "charrier". Enfin, la forme nominale est désuête quand même. Et pis on va confondre avec plein de trucs... Suffit d'aller au Québec pour qu'on te demande, quand tu sors l'expression de la naphtaline, quel est le rapport avec le fait que tu n'aies pas de voiture...