dimanche 28 novembre 2010

Oh et puis merde

Histoire d'enfoncer le clou, un autre mail de Jay W., consacré cette fois aux Aristochats :

Ils repassent les Aristochats sur le câble. J'avais pas dû le revoir
depuis l'âge de 9 ans. J'avais oublié plein de trucs :

- Les couleurs psychédéliques des scènes de musique Jazz
- Le chat siamois encore plus politiquement incorrect que les pires
méchants de Fighting American ou du Captain America des 40s, mais qui
passe comme une lettre à la poste sur une chaîne de télé française
(alors que des Tex Avery sont régulièrement censurés quand les
personnages apparaissent en "blackface" après une explosion, par
exemple. Va comprendre, Charles.).
- Le chat anglais qui est de toute évidence un hippie complètement drogué.

Mais ça m'a surtout inspiré une suite : les Aristochats, c'est
l'histoire d'une vieille aristo complètement cinglée qui veut léguer
sa fortune à son laquais et à ses quatre chats. Le laquais, qui a bien
raison parce que les chats, c'est tous des connards, et que faut pas
déconner, les acquis sociaux des travailleurs c'est pas de la merde,
veut se débarasser des greffiers et c'est ça le film.

Bon, à la fin, le laquais loupe son coup, est rayé du testament, et la
vieille crée un centre d'accueil pour chats de gouttière.

La suite : cette vieille dingue, avec des idées aussi farfelues, paume
évidemment tout son fric. Elle perd tout et doit s'installer dans un
appart' minuscule avec toute la smala des chats. Et ça se termine en
fait-divers sordide comme on en a tous entendu parler : une petite
vieille morte boulottée par ses chats.

Mais on raconte ça du point du vue des chats :
- Qu'est-ce qu'on fait ?
- Elle commence à puer...
- Bon allez les chochottes, garez-vous d'là, moi j'attaque le croupion...


Perso, je me le revois régulièrement, les Aristochats. Je suis très fan. Il y a plein de détails qui me font marrer, comme la famille oie, le vieux tonton pervers alcoolo et ses deux "nièces". C'est assez terrifiant. Et puis Edgard est un méchant magnifique. Le prolo haineux et poissard, mais avec lequel on peut compatir. J'adore les deux clébards, aussi, Napoléon et Lafayette. Ils sont redoutables. Je recommande assez, les Aristochats.

3 commentaires:

  1. Mon premier film en couleurs. (snif.)
    Non, mais t'as pas compris la portée visionnaire de ce film : la vioque, c'est la mère Bettencourt qui est tellement aux fraises qu'elle bazarde son fric à droite à gauche. A des chats ! Que c'est rien que des branleurs les chats !

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  2. Un de mes Disney préférés, ne serait-ce parce qu'il swingue grave. Et tant pis s'il y a les mêmes animations dans Le livre de la jungle ...

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  3. C'est là qu'on se rend compte que sortir les Aristochats en pleine affaire Bettencourt, ça aurait été fun.

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