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Affichage des articles du septembre, 2010

Coincoins de tous les pays, unissez-vous !

ça se passerait presque de commentaire tellement c'est beau.

Mais d'un autre côté, ça me donne presque l'impression qu'Alan Moore avait raison, que tout ce qu'il avait dit était vrai. Oui, je parle bien du Alan Moore. Celui de From Hell, Watchmen et de V for Vendetta (toujours disponible dans une excellente traduction, d'ailleurs*) (je parle des bouquins, bien entendu, pas des films qui par une étrange coïncidence en partagent les titres). Oh, je sais que certains d'entre vous connaissent déjà cet hallucinant chef d'œuvre. Mais pour les autres, je crois qu'il faut que les gens sachent. Les gens ont le droit de savoir.




Oui, je sais. Arrêter la drogue. C'est dans mes bonnes résolutions de l'année prochaine.



*Notons au passage que le deuxième tome de ses Wildcats est en vente, aussi avec une excellente traduction.

Crrrrrouzadesses !

Bon, depuis le temps qu'on en parle, il arrive, ce tome 2 de Crusades, par mézigue, Izu et Zhang Xiaoyu.

Du coup, rien que pour vos yeux ébahis et sous un tonnerre d'applaudissements, voici l'avant-première de l'album.

Pour le reste, ce sera à partir du 13 octobre dans toutes les bonnes librairies.

Pax vobiscum.

Déficit d'image

Ce sont souvent les petits détails qui font le plus de dégats. Vous pouvez mettre bout à bout tous les spin doctors du monde, présenter hyper bien et tout, vous êtes à la merci du petit truc foireux, genre un lapsus entre inflation et fellation, par exemple. Ça peut faire très mal (bon, personnellement je préfère un baril de fellation à deux barils d'inflation. et je crois que le capitaine Barril dit pareil, et il s'y connaît, il en a avalé, des couleuvres). Bref.

L'image, donc, ça tient à peu de choses. Surtout de nos jours où la méthode pour faire de la politique est basée très largement sur la maîtrise de l'image.

Or, ce matin même, j'ai été témoin de la façon dont certains fonctionnaires assermentés, garants du respect de la loi, torpillent leur image sans même y faire attention. Alors ne nous méprenons pas. Je n'ai rien contre la Police de mon pays. Les policiers, c'est comme les Arabes ou les garagistes, il y en a des très bien. D'ailleurs, j'ai…

Revenons aux fondamentaux

Sur internet, ça bruisse de la bande annonce du Pokemon Apokelipse, qui est en effet extrêmement bien faite. Mais dans le genre, j'ai une grande affection pour la bande annonce de cette suite pirate à Goldorak, imaginée par des italiens. Elle est pas jeune, mais elle donne carrément envie aussi.

La porte !

Au fait, j'ai oublié de vous signaler la date officielle de sortie deCrusades, Tome 2 : La porte d'Hermès, par moi-même, Izu et Zhang Xiaoyu, chez les Humanoïdes Associés.



Ce sera le 13 octobre, en hommage à l'arrestation des Templiers et aussi pour fêter le quarantième anniversaire de l'indépendance des Îles Fidji. (vous ne saviez pas, hein, que l'indépendance des îles Fidji tombait le jour anniversaire de l'arrestation des Templiers. Une coïncidence troublante, vous ne trouvez pas ?)

Pour cent Baals, t'as plus rien

Me demandez même pas pourquoi j'ai remis le nez dans mes notes concernant Baal. Enfin si, il y a des raisons, mais lointaines, ça fera pas un bouquin dans l'immédiat. Ce sont des notes structurantes comme j'en accumule des kilomètres sans que ça serve à grand-chose. Sauf que parfois, ça sert. J'exhume un truc noté il y a dix ou quinze ans, et ça devient un détail dans un scénar, voire un personnage, un titre, n'importe quoi d'autre.

Il se trouve donc que j'ai des notes aussi sur Baal. Un peu en vrac. Pas trop utilisables en l'état. Alors j'ai pris deux minutes pour y remettre un peu d'ordre avant de me remettre au boulot, parce que c'est pas tout ça, mais avec la rentrée, ça s'accumule. Il y a de grosses traductions à faire. Il y a le tome 3 de Crusades à écrire. Il y a des projets en cours.



Mais c'est intéressant, Baal. Déjà parce que, déformés par la Bible, on a tendance justement à parler de Baal comme s'il y avait UN Baal. En f…

Un bon dessin vaut mieux qu'un long discours, c'est pour ça que Moebius est mieux que Castro

Ça faisait quelques temps que je ne vous avais pas balancé une bonne vieille affiche de propagande des familles. C'est ballot, parce que la note de jeudi dernier s'y serait pas mal prêté. Mais d'un autre côté, ça fait longtemps que les affichistes de propagande ont lâché l'affaire avec l'armée française. Faut croire qu'ils trouvaient le cas désespéré. C'est pas chez nous qu'on tapisserait les murs avec des trucs comme ça :



C'est dommage, je trouve. Ça a quand même plus de gueule que des pubs pour des yaourts aux machintrucs actifs mescouilles magiques ou pour des Audi pour beaufs qui regardent trop de productions Besson. On n'a pas d'affichistes comme ça. C'est le règne de la nana toshopée et du pack shot en gros plan, du vu à la tv et de la promo en pourcentage. Merde, revenons-en aux saines valeurs du brave soldat du peuple qui, le couteau entre les dents, protège la patrie de son front altier et de son fusil de modèle réglementaire fa…

Sang impur, sillons et autres étendards sanglants

Il ne faut pas sa voiler la face. D'ailleurs, c'est désormais interdit. Mais la situation est grave. Au train où vont les choses, dans trois semaines tout au plus, si l'on en juge par la rhétorique de ce qui nous tient actuellement lieu d'élites, nous serons en guerre contre le Luxembourg. Ce conflit répondra à un double objectif : détourner l'attention de la biographie de Carla Bruni qui sort ces temps-ci et permettre à Eric Woerth de commander un peloton de parachutistes ce qui lui permettra de passer pour un héros et le rendra intouchable pour plusieurs décennies, l'affaire Bettencourt devenant alors, par la force des choses, Secret Défense. Accessoirement, une bombe bien placée pourrait aussi détruire les archives de Clearstream et ce serait toujours ça de gagné.

Avec ses 43 véhicules de transports de troupe (dont au moins 24 blindés), le Luxembourg est tout à fait en mesure de se lancer dans des opérations de guerre éclair contre lesquelles l'histoire a…

En ces temps de morosité

Je suis un peu le nez dans le guidon au niveau boulot, en ce moment. Ben oui, avec la rentrée, il faut s'y remettre. C'est pas comme si j'avais chômé tout l'été, mais là, c'est pire. De la traduction, bien sûr, mais aussi des albums à écrire (tenez, à ce propos, Crusades tome 2 sort dans pile un mois).

Et du coup j'ai un peu plus de mal à suivre l'actualité. Faut dire que l'actu donne pas forcément envie, en ce moment. Ou donne des envies curieuses. Tenez, moi, par exemple, l'actu m'a donné envie de réécouter du Gogol Premier, Dieu sait pourquoi. Ou Maître sait pourquoi. Ou ni l'un ni l'autre d'ailleurs, quand on y réfléchit.




Je ne sais pas pourquoi, mais je le trouve quasi prophétique, l'animal. C'est peut-être d'ailleurs pour ça qu'on ne le trouve pas sur l'Itune Music Store, ni sur Amazon (j'ai été vérifier, figurez-vous). C'est couillon, parce que j'aimerais bien remettre la main sur sa chanson Adolf…

Miscellanées cinéphiliques

Cette histoire de Goldfinger dont je vous entretenais dernièrement m'a donné envie de me refaire une petite cure de Bond. De toute façon, ça ne fait jamais de mal. Et donc, en quelques jours, ce sont plusieurs opus (opi ?) que je me suis mis dans les mirettes.

On ne vit que deux fois a toujours été parmi mes préférés. Belle bande-son, beau Blofeld (Donald Pleasance, souvent imité, jamais égalé), démesure complète, combat de sumo et attaque géante de ninjas dans un volcan, à une époque qui précède largement la mode des ninjas. Je vénère ce film, trébuchant toujours sur le fil du naouaque sans jamais totalement tomber dedans.

J'ai enchaîné avec Quantum of Solace, que je n'avais pas encore vu.

Bon, on m'avait dit pis que pendre de Quantum of Solace, et en fait, c'est un assez honnête remake de Permis de Tuer. C'est assez curieux, cependant. Autant, Casino Royale, c'était un Bond, pas de souci. Un Bond remanié, un Year One de Bond post Crisis* intégrant l'air …

Tout cela est bel et Bond, mais...

Tout était parti de rien, ou en tout cas de pas grand-chose. Discussion avec des potes, l'un deux qui évoque des catastrophes à répétition dans son environnement professionnel, et moi qui pioche à la volée et de mémoire une citation dans James Bond, le célèbre "Une fois c'est un accident, deux fois une coïncidence, trois fois une action ennemie". Question du pote, "ça sort d'où ?", et là, le blanc.

Duquel James Bond ça sortait, tiens ?

Je vérifie, et c'était dans Goldfinger, et c'était d'ailleurs de Goldfinger lui-même. Et en vérifiant, je tombe sur ce scoop (bon, d'accord, un scoop un peu usagé, c'était déjà de notoriété à l'époque, semble-t-il, mais moi, en tout cas, j'étais pas au courant) : Gert Froebe, qui jouait le malfaisant Goldfinger dans le film, était un ancien nazi. Alors oui, on savait qu'il jouait très bien les méchants et les nazis, voire même les méchants nazis, mais je fus sidéré de voir à quel point ce n&#…

What's in a book

Comme le fait d'expliquer que oui, je suis perdu pour la cause, je me suis fait deux tartines de Fluff ce matin, et que par ailleurs, j'ai tenté de préparer des panisses ce midi (et qu'il faut encore que j'affine ma méthodologie) n'a aucune espèce d'intérêt intrinsèque, je vais plutôt vous parler des ce qui me permet de repaître mon esprit plutôt que ma panse : les bouquins que je lis en ce moment.

Déjà, je suis en plein dans le deuxième tome de l'imposante intégrale du Trône de Fer, de George R. R. Martin (le mec s'appelle G.R.R. et il écrit de la fantasy et il voudrait qu'on croie qu'il ne le fait pas exprès, je pouffe), et c'est franchement bien, hein. Avec des persos délicieusement tordus comme je les aime.

Je viens aussi de lire une BD intitulée Grands Anciens, scénarisé par un certain Jean-Marc Lainé, dont le nom m'est vaguement connu, il me semble l'avoir croisé à droite ou à gauche, voire même aussi au milieu, si ça se trouve. …

Hadopinard

Dans mon rêve de cette nuit, un pote m'avait filé un appareil génial : on le branchait sur l'ordinateur, et ensuite on téléchargeait la formule chimique de grands crus sur internet (c'était un bittorrent, si je me souviens bien), et la machine la recomposait à la volée dans un petit flacon. Il fallait rester très discret sur cette machine, parce que le lobby viticole se procurait les adresses IP d'internautes et débarquait en tracteur. Et en plus, le truc n'était pas encore au point, et ne marchait que pour les rosés (mais des hackers travaillaient d'arracher pied à craquer la formule du Mouton-Rothschild).

On faisait des expériences avec le bidule. Ça allait du pas mal au pas terrible.

Et puis le même pote a téléchargé les scènes coupées du western de Werner Herzog avec des nains, et le rêve est parti dans une autre direction.

C'est pas tout ça...

Mais autant que je vous tienne au courant de l'avancée des choses. Fly me to the moon, écrit par moi-même et dessiné par Marc Botta (La Dernière Cigarette) sortira en avril prochain aux éditions La Cafetière.




L'album est quasiment terminé, restent quelques détails techniques à régler, mais on se donne le temps de le faire bien.