mercredi 25 août 2010

Dernière minute

On m'annonce à l'oreillette le décès de Satoshi Kon. Par respect pour les fans et la famille, on évitera les calembours à base de Satosh'ti, merci.

Pour les ségolénistes* rassis et boursouflés d'inculture qui réduisent la japanime et le manga (en confondant d'ailleurs les deux, pour faire bonne mesure) à Goldorak, Ken le Survivant et autres petites culottes loligoths, rappelons que Satoshi Kon était dessinateur/réalisateur/scénariste multiprimé, surtout connu sous nos latitudes pour son très lynchien Perfect Blue. Il avait aussi participé aux côtés d'Oshii au très glaçant Patlabor 2 qui reste un pur bijou de politique fiction.

Et puis un réal japonais qui revendique Philip K. Dick dans ses influences, il me plaît forcément, vous pensez bien (Bon, Bernard Werber aussi, il revendique Dick dans ses influences, mais d'abord, il n'est pas réalisateur japonais, et en plus, chez Satoshi Kon, ça se voyait).

Alors voilà. Sayonara, Kon, comme on dit dans le Sud (puisque, je l'ai dit plus haut, on n'évoquera pas le Nord cette fois-ci).




*Oui, je passe assez de temps à médire sur le nain psychopathe pour rappeler que je n'apprécie guère non plus la Charentaise ex de l'autre pays du fromage. Le pluralisme, c'est l'essence de la démocratie. La justice du Niko se doit d'être impartiale.

4 commentaires:

  1. C'était un grand bonhomme... Il n'avait que 47 ans et bossait sur un nouveau film...
    La nouvelle m'a mis le moral dans les chaussettes.

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  2. Les films d'animation de Satoshi Kon que j'ai vus sont d'un genre qui me pousse à m'interroger: ces films d'animation où l'on pousse à un degré raffiné le réalism de l'animation. Si bien que je me demande toujours pourquoi se donner tant de mal à animer des images qu'on obtiendrait à moindre effort et résultat très comparable en filmant des acteurs.

    Comme le film Final Fantasy, qui s'échinait en prouesses gigantesques pour se hisser, au prix d'efforts surhumains, au niveau de départ de n'importe quel film tourné avec des acteurs... Passé l'exploit technique, l'intérêt de la manœuvre est un peu perdu pour moi.

    Mais j'ai bien conscience d'être un sale type qui ne comprend pas tout... Ce qui n'enlève rien au fait que Kon était un grand animateur.

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  3. Et il n'y a pas que les films. Sa série Paranoia Agent en 13 épisodes m'a mis une grosse baffe. On a perdu un très bon réalisateur d'anime là ... :(

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