samedi 31 octobre 2009

Bonne nouvelle

Un comité de sages vient de rédiger un code de déontologie à l'usage de la presse, parce que, gnagna, trop de dérapages, blabli, perte de confiance, blablo, crise de la presse, trululu, redresser la barre face au nouveau paysage informationnel, etc...

Voilà qui est bel et bon, on ne peut qu'applaudir à une telle initiative.

Mais...

Il y a des points qui risquent de poser problème.

Comme, par exemple, "information libre, honnête et pluraliste"

Déjà, il va falloir que le Figaro mette la clé sous la porte, comme 90 % de la presse auto et de la presse informatique (les 10% restant relèvent probablement d'une incertitude statistique et des gens bien qui n'ont pas encore été virés). C'est pas mal, vous me direz, ça économisera des arbres qui travaillent dur à faire baisser notre bilan carbone.

Des notions comme "rigueur, vigilance, contrôle des sources" risque aussi de poser souci. Vous imaginez la couverture du Tour de France, par exemple, s'il fallait que les journalistes sportifs soient rigoureux ?

L'interdiction du plagiat va poser problème (ah, le bon vieux temps du copier coller de dépêches d'agence, tout juste remanié aux entournures pour "emballer le poisson").

Tous les trucs sur la connivence vont mettre plein de gens au chômage.

Alors de deux choses l'une, soit les gens vont appliquer sérieusement ce code, et il va se passer ce que je décris plus haut.

Soit, et c'est le plus probable, il ne vaudra même pas le papier sur lequel on l'imprimera, et ce sera business as usual.

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